Certains signes ne trompent pas: lors du 8ème salon du Design et de la Déco à La Rochelle (du 26 au 29 octobre derniers), Elise Fouin était invitée à exposer dans le cadre d’une thématique « slow design » aux côtés des 5.5 et de Drog Design et elle était également invitée dans le cadre de « Sustainable luxry Fair » qui s’est tenue en mai dernier au Palais de Tokyo…Excusez du peu…
Cette jeune femme, formée à l’Ecole Boulle, aux allures fragiles et aux créations de papier, est en fait bien installée dans le paysage français du design. Nous l’avons rencontrée il y a plusieurs mois et le personnage nous a paru sympathique et bien dans son époque (pianotant frénétiquement sur son i-phone), curieuse des problèmes de recyclage comme une contrainte créative parmi d’autres. Pas revendicatrice non plus, ni militante, mais consciente de l’immense gâchis que représentent les sacs plastiques usagés, les tickets de caisse, les chips d’emballage… A partir de quatre principes de fabrication, le rembourrage, l’accumulation, le déploiement et le pressage, elle compose des mobiliers, des luminaires, des rangements, «entre récupération et poésie, entre phase de recherche, expérimentation, tâtonnement et hasard». Le recyclage par l’imaginaire.
Un aperçu emblématique de son travail qui n’est pas sans rappeler celui de Céline Wright:
Toutefois, d’autres projets l’occupent comme l’aménagement du rayon beauté des galeries Lafayette à Dubaï et là, évidemment, point de préoccupation « écolo » mais un projet d’envergure tourné vers la consommation et la beauté. Contradictions propres à l’époque dont Elise ne se cache pas mais qu’elle évoque avec un brin d’amertume.



